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Quelques p'tites nouvelles 26/05/2014

 

Le temps n'efface rien... 25/11/2013



 Ca y est, et de deux ans que je te connais, petit ange.
 
Il y a ces moments où je n'arrive plus à dormir, parce qu'il me manque et que je veux le voir, encore et encore, ne jamais le quitter. Ces moments où j'ai besoin de me souvenir de tout ce que j'ai vécu avec lui.

Il y a ces moments où je me rappelle la première fois que je t'ai vu, ce dimanche matin 13 Novembre 2011. Tout d'abord, il y a ces choses faciles à raconter : ces moments où je me remémore notre premier cours, notre premier concours avec cette première place, cette joie ressentie. Tu fus le premier a me faire ressentir ça de cette façon. C'était nouveau pour moi. Puis il y a eu cette bataille pendant ces quelques mois pour finalement ne te monter qu'une fois et encore, une moitié de cours et ce, jusqu'à la fin de l'année. Clairement dégoutée de la monitrice. Enfin ce changement de cours : nos deux premiers cours sur le plat, un premier pas très convaincant, un deuxième quatre jours après juste merveilleux ! Un cours de saut pas génial de mon côté, je tenais plus en place, j'étais un monstre ambulant. Et pourtant, tu m'a donné quand même. Comme à ton habitude. Puis il y notre première club 2/1. Non, je n'avais pas le niveau. Et aujourd'hui, avec le recul, je le sais. Tête brulée et têtue sur les bords. Mais aujourd'hui, je suis quand même heureuse de l'avoir tentée avec toi. Parce que sinon ça aurait été avec un autre, et ça n'aurait pas eu la même signification pour moi. Et je suis fière d'avoir eu une détente si parfaite comme la notre l'a été, une cavalière un peu stressée, et cramponnée, mais du moment où je te lâchais un peu, tu te dérouillais et sautais comme un chef. Aucun refus dans cette partie du concours. Que des sauts géniaux. Et ce dernier obstacle, un de ceux dont je me rappellerais sûrement toute ma vie avec toi : un oxer de 90cm/1m. Oui, ça peut paraître rien pour beaucoup. Mais imaginez que je n'avais jamais sauté plus de 65cm. C'était énorme pour moi, et ça l'est toujours aujourd'hui. Et pourtant, on les a passés et on a même été félicités. Happiness. Sauter cette hauteur avec d'autres chevaux n'a pas autant d'intérêt, aussi bien sautent-ils, et pourtant j'ai essayé une fois, ça ne donne pas cette adrénaline qu'il y a avec toi. Oh que non. Avec toi, je me dis toujours qu'on aura jamais tout creusé, qu'il y aura toujours des choses à faire, à découvrir, chose qui ne me traverse pas vraiment à propos des autres chevaux que je monte. Toi, c'est toi. Unique. Et après il y a ce départ du club, une pause s'imposait pour moi, je ne supportais plus l'ambiance du club, je ne supportais plus rien, à part toi. J'avais peur inconsciemment de monter depuis une chute en concours presque un an plus tôt. J'ai fait une pause, pour mieux revenir cinq mois après pour un mois de demi-pension. On m'a crié de revenir, ironiquement. Et je l'ai pris au mot. Oui, je suis revenue, et que la colère soit en toi, toi qui rageais derrière moi à par rapport au fait que je sois partie. Trop bête pour toi. Dommage. N'empêche que moi, je suis revenue avec le sourire, et surtout en courant. Cours pour que jamais tes rêves ne s'écarte de ta route. Poursuis-les, attrape-les et étreins-les avec amour. Et pendant ce mois, il y a eu plein de découvertes. Et avec le sourire s'il vous plaît. Déjà, les cours avec le mors simple, et même en saut, et ce tronc en mors simple, calé tranquillement sous la pluie, à la fin du cours. Ils me font rire ceux qui ne voulait pas te le remettre d'ailleurs. De quoi tu refuses le obstacles, c'est juste que c'est plus facile de t'arracher la bouche quand t'es pas d'accord que de négocier et de recommencer. D'ailleurs, de tout le mois, le seul obstacle que tu m'as refusé, c'était en pelham. Il y a cette première balade. Il y a ces progrès visibles en seulement un mois, de mon côté du moins, mais aussi du côté duo. Magique. Il y a eu cette balade qu'on devait faire en selle, mais où j'ai demandé pour la faire à cru, et par une incompréhension, il m'a autorisée seule à monter à cru. Heureuse que j'étais. Mais pour me le faire payer : au trot au moins la moitié de la balade. Bim, dans tes fesses Jeanne, et c'est le cas de le dire. Et nous, du coup, étant derniers, et des fois, on s'arrêtait le temps que les autres soient séparés de nous d'une trentaine de mètres. Tu comprenais et attendais et te préparais à bondir tel une bombe. Morte de rire, je l'étais. Tu faisais ton petit poney libre et heureux. J'étais heureuse aussi. C'était du pur bonheur. Et ce dernier cours de DP, où petit à petit tu es venu te poser sur la main, au pas d'abord, puis au trot. Serait-ce les progrès que nous avons fait tous les deux au cours de ce minuscule mois ? J'étais juste émerveillée. Sans rien, ni gogue, ni autre chose. Juste un mors simple. '' Jeanne, arrête d'être gaga de Sanson comme je suis gaga de mon cheval. ''. Aha, mais tu es tout ce que je pourrais dire de mon cheval, de mon poney, du poney de ma vie. Tu es celui-là. Alors de là à dire que tu es le mien, non, mais qu'il n'y a que toi, oui. Aujourd'hui en tout cas. C'était un moment exceptionnel. C'était la première fois que j'avais un cheval posé sur la main, calme et tranquille. Des étoiles dans les yeux, poney. Et notre premier cours à cru. Que de moments j'ai vécu avec toi. Il y a aussi ce troisième concours avec toi. Notre deuxième première place. La patate que tu avais, oui. Et jusqu'au bout des sabots. J'arrivais même plus à t'arrêter, c'est dire ! Et notre dernier concours tous les deux, notre premier externe, et mon tout premier. Encore avec toi, pour mon plus grand bonheur. Je me rappelle encore de ce qu'on a dit au micro. '' 29 secondes 45, c'est la tête ! ''. Et oui, on était premiers provisoires. On a fini 2ème/95. Normal pour toi. Parce que vu l'état dans lequel j'étais, avec moins de deux heures de sommeil dans les pattes, et toute une nuit à ruminer contre des voisins un peu trop joyeux, le stress et tout ce qui va avec, j'ai plus du te ralentir qu'autre chose ! Merveilleux poney qui termine deuxième alors qu'il avait un sac de patates sur le dos. Et même que j'adore quand quelqu'un dit à ta deuxième cavalière de la journée qu'il faut que ce soit elle qui gagne, qui finisse première, alors que je suis encore première provisoire avec toi, gros poney. J'adore.

Et après, il y a ces moments qui sont indescriptibles, et qui même si ils l'étaient, on ne voudrait pas les partager. '' Ça se voit quand tu parle de lui à quel point il est important pour toi. ''. Je me souviens d'une fois, pendant ma demi-pension... J'arrivais au pré, et bête que je suis ( fatiguée aussi sûrement ), je n'ai pas vu le fil, et je ne voyais plus ton pré, directement celui du cheval d'après... Puis j'ai vu quelque chose bouger. Un petit poney bai à ma droite, qui avançait tranquillement du fond du pré vers moi. Chose qu'il n'avait jamais fait avant et qu'il ne ferait sûrement plus aujourd'hui. Ce moment m'a fait chaud au c½ur. Il m'avait reconnue. Il était venu vers moi. Il y a cette fois où la longe pas-comme-d'ahbitude-qui-mange-les-poneys essayait de te sauter dessus, où avant dans ce genre de situation, en liberté, tu serais parti au galop. Et ce jour-là, sans licol, au milieu du pré, où tu ne bougeais pas plus que ça, tu restais près de moi, pendant que je te touchais avec la longe, alors que tu en avais peur. Moments idiots, mais qui marquent. Et le lendemain de notre externe, où je suis venue te voir en stage. J'étais sur le bord de la carrière et je t'observais. Était-ce parce que je t'observais ? En tout cas, tu ne me quittais pas des yeux du moment que tu pouvais me voir. Et j'étais heureuse. Peut-être n'était-ce que le hasard, mais je préfère me dire le contraire et croire qu'un jour tu m'as reconnue. Et ces heures à te faire brouter dans la journée. Ces heures à t'observer. '' C'est bien que tu t'occupes de lui comme ça. ''. Juste parce que je t'aime et que je ne veux pas te lâcher.

Il y a eu cette période de doute aussi. Une ou deux semaines avant et au début de ma DP où je me posais des questions. A force de me battre pour tous et toutes leur prouver que je t'aimais et que je t'aime encore, j'en ai fini par me demander si je n'avais fini par t'aimer que par pur défi. Et oui, il m'est arrivé de penser ça. Car tout le monde était contre moi à cette période là. Ou presque. Du moins par rapport à toi, gros poney. Et ça fiche le moral en bas, ça, quoiqu'on dise. Mais tu m'as rapidement prouvé que non, je t'aimais pour toi, parce que tu étais ce Sanson qui faisait partie de tous mes rêves, de toutes mes pensées, à longueur de journée.

Ça fait déjà deux ans que je t'ai attrapé des yeux la première fois, et que je n'en finirais jamais. Tête de bébé, va. Jamais je ne me lasserais de te regarder, toi et tes yeux de bébé poney, toi et ta petite tête d'ange.
C'est que ça fait deux ans que j'ai sorti cette petite phrase à ma grand-mère, qui m'avait emmenée dans ce nouveau centre équestre. '' Oh regarde le poney là-bas, il est trop beau ! ''. Tu étais le seul sur qui j'avais flashé. Alors que je ne savais même pas encore ton nom. Sanson.

Peu auront pris le temps de lire mon pavé, ( j'ai fait fort aujourd'hui, je me suis surpassée, je trouve ! ), mais tant pis, j'ai dis ce que j'avais à dire. De temps en temps, ça fait du bien d'y repenser. 'Tit amour.

Le temps n'est qu'un détail 25/01/2016

LE 17.04.2014...
 
 
Le temps n'est qu'un détail

 
 
 
... Et deux ans plus tard.
 
 
Le temps n'est qu'un détail

 
 
Et je ne compte pas m'arrêter là, nous y arriverons.

Notre histoire, notre rencontre 06/12/2012

Notre histoire, notre rencontre
 Mais qu'est-ce que j'aime cette photo...
 
Il était une fois une jeune fille de 15 ans, amoureuse des chevaux, nouvelle à Dijon, qui venait d'environ 5 heures de cette ville. Elle cherchait un centre équestre pour pouvoir continuer de vivre sa passion. Premier centre équestre : l'Académie de Bonvaux. Non, ça ne va pas, au bout d'un mois, elle va voir ailleurs. Deuxième centre équestre : le Cercle Hippique Dijonnais. Pareil, une fois qu'elle a fini son '' forfait découverte '' , elle s'en va sans regret. Elle était désespérée de trouver un centre équestre pas trop loin, pas trop cher, et qui lui convenait. L'étrier de Bourgogne ? Même pas essayé... C'est alors que, au lycée, une fille de sa classe de musique, apprenant qu'elle cherchait un centre équestre lui propose de demander dans le sien les horaires qui pourraient lui aller, par rapport à son niveau. Elle lui dit quelques horaires quelques jours plus tard. Pas sûre que ça convienne, elle demande à sa grand-mère, chez qui elle habite, si elles pourront aller voir. C'était un dimanche matin. Le dimanche 13 Novembre 2011. Elle lui répond d'accord et commence à se préparer pour y aller. Pensant qu'il n'y aurait personne un dimanche matin, la jeune fille lui dit non, plutôt y aller le samedi suivant. Rien à faire, donc elles y vont quand même après avoir cherché comment y aller.
Une fois arrivées, la jeune fille voit des cavaliers. Timide, elle n'ose pas vraiment aller voir. Finalement, elle y va. Il n'y a que des cavalières, pas de moniteur, donc en attendant que quelqu'un vienne, elle regarde les chevaux de l'écurie qui est devant le parking. Déjà, de loin, elle voit un poney bai, dans le box tout à gauche.

Coup de foudre.

Boom.

Ça a fait ça dans son c½ur.

Sa tête d'ange la fit complètement craquer. Pour ne pas faire celle qui se précipite vers un seul cheval, elle passe voir les autres poneys d'abord, les caresse, puis arrive enfin devant... Elle regarde au dessus du box pour lire son nom... Sanson. Rayon du soleil au milieu de sa vie. Ensuite, une monitrice arrive, elle sut plus tard qu'elle s'appelait Pauline. Elle discutent pour trouver une horaire qui irait à tout le monde. Mardi à 18h30. Elle commence le mardi 15 octobre. Super heureuse, elle part en lançant un dernier regard à Sanson, tout en espérant le plus fort possible qu'il ne soit pas trop foufou pour pouvoir le monter le plus tôt possible, car elle n'avait que son galop 3.
 
*****
 
Elle arrive, le mardi 29 novembre 2011, au centre équestre La Prairie qu'elle trouve pour l'instant génial. Après ses deux premières séances, avec Hafgan et Gamin, elle adore déjà ce centre équestre. Elle va voir sur la feuille qui elle doit monter... Personne. Elle va voir sa monitrice, Claire, pour lui demander qui elle monte. Claire l'avait apparemment oubliée, et donc pas du tout prévu de cheval pour elle. Finalement, elle lui dit : '' Bon, tu monte Sanson, dépêche-toi tu vas être en retard. ''. Oups, son c½ur rate un battement. Sanson. Elle arrive près de son box, le caresse, sourit, le découvre pour la première fois. Son c½ur déborde de joie, elle est si heureuse ! Après l'avoir brossé, sellé et bridé, ils partent tous dans le manège.
 
La jeune fille, c'était moi, et cet amour inconditionnel que je porte à Sanson n'est pas prêt de finir.
 
Je ne me souviens plus très bien de cet première reprise de saut à Couternon, mais par contre, je me souviens avoir serré dans mes bras Sanson, car il avait été parfait. J'étais littéralement conquise. Des cheveux aux bouts des orteils.

Le dimanche suivant, le 4 Décembre, il y avait un concours interne. Je m'y étais inscrite pour un seul passage car c'était mon premier concours et que je ne savais de toute façon pas qui prendre, comme je n'étais là que depuis trois semaines... Le jour du concours, j'arrive là-bas, le matin et je vais payer et donc savoir qui je monte. Sanson. Tellement heureuse ! Et pourtant, j'aurais du m'en douter, je n'avais sauté encore qu'avec lui, et en tout une seule fois là-bas, donc ils m'ont laissé mon Sanson.
 
Je rentre dans la carrière, sur le dos de mon cher Sanson, un peu stressée car c'était seulement mon premier concours, mais confiante grâce à Sanson. C'était fou, il me calmait. Ça y est le parcours commence, on y va, cool, quand il faut repasser au trot, on repasse au trot sans aucun problème, galop pareil, et là, je m'arrête, c'est déjà finit. Je viens devant Loïc, pour qu'il me dise ce que j'ai fait de bien, de moins bien, enfin voilà quoi. Et là, à mon grand étonnement, il me dit que j'ai fait un très beau parcours, ensuite, il compte mes points, j'attends devant et là il me dit 90 points sur 100. Ouah, je suis trop contente ! Et là, Mélanie et Valérie qui me font des signes en me disant '' Tu es première !! ''. J'étais juste sur une autre planète, tellement j'étais heureuse ! Je vais desseller Sanson, lui faire des gros câlins... Ensuite je retourne voir les autres passer. Et oui, avant de passer je m'en moquait complètement de finir huitième ou douzième ou même dernière, mais là, j'étais première, du coup forcément, j'étais d'accord pour la garder ma première place. Normal, quoi ! Et il restait une dizaine de personne à faire passer après moi. Au final, dans le manège, quand Loïc a annoncé les résultats, j'étais première. Je n'arrivais pas à le croire, j'arrive dans un nouveau centre équestre et trois semaines plus tard, je finis première de mon premier concours, avec le plus merveilleux des poneys !
 
Ensuite, je ne l'ai plus remonté jusqu'au 8 mai 2012, malgré le fait que je demandais souvent à Claire de le monter. Et encore, normalement ce jour-là, j'avais Ayoko, pour la troisième fois d'affilées en saut, mais au milieu du cours, j'ai échangé avec Justine qui avait un peu de mal à le gérer, on va dire ça comme ça. Enfin, je remontais mon Sanson adoré !
 
Puis jusqu'à la fin de l'année, pas remonté. A croire qu'on ne voulait vraiment pas me le donner... Enfin je dis ça, je dis rien hein...

Je t'aime petit poney de mon coeur, quoiqu'on dise, quoiqu'on pense, ça jamais ça ne changera. ♥
 

Tags : Sansom

Petite présentation... 07/12/2012

Petite présentation...
Regardez-moi cette bouille... ♥
 
Lui, c'est Sanson. Un hongre bai de 9 ans. Cela fait déjà 5 ans qu'il est dans le club où je montais. Il n'est monté principalement que par des débutants aux galops 4/5, rarement au-delà... Même si ça lui ferait du bien de temps en temps. C'est un ange tombé du ciel, il pardonne beaucoup de choses, il est considéré comme un poney '' facile '' aujourd'hui, mais ça n'était pas le cas quand il est arrivé, à ses 3 ans. Je ne l'ai connu qu'à ses 7 ans, fin 2011, le 13 Novembre, très exactement, date qui restera inoubliable à mes yeux.

Si Sanson est son nom, alors pourquoi Régliss est le nom de mon blog ? Il est arrivé sous le nom de Sanson au club à ses 3 ans, mais plusieurs mois après, son vendeur est revenu pour dire que les papiers qu'il avait donné avec Sanson n'étaient pas les siens, et qu'il s'appellait donc Régliss et non pas Sanson.

Me concernant :
Je m'appelle Jeanne, j'ai 18 ans. Je suis au lycée, en Terminale S. J'ai mon galop 4 l'été 2012 et me prépare pour le G5. Je monte également de temps en temps une des juments PSAR de mon parrain, Jebha de Lux, une grise de 16 ans avec un c½ur énorme !